Avec Patrick Guillouard

Patrick Guillouard a découvert le secret du bonheur. Ce cultivateur d’idées rares est à la tête de Carré de Trèfles, une société sous licence exclusive de L’Inra, seule à commercialisé le véritable trèfles à quatre feuilles. Depuis cinq ans, en toute discrétion, quelque part dans l’Yonne, il cultive une espèce mutante de Trifolium repens, «le seul véritable trèfle à quatre feuilles !».  Il diffuse sous licence exclusive de l’Inra sa marque Carré de trèfles. Elle se vend dans toute la région dans toute une gamme de bouquets de roses et trèfles, papier à lettres, petits cadres mettant en valeur tous les savoir-faire régionaux. La plupart des artisans et horticulteurs du pays sont mis à contribution.

Quel est votre parcours ?

J’ai passé mon adolescence à l’internat du  lycée de Deauville mais je suis né à Boulogne-Billancourt près de Paris. J’ai préparé un Bac littéraire et je travaillais au Casino pendant les vacances. Déjà, j’aimais les mots et l’écriture, je voulais être journaliste ou publicitaire. J’ai fait l’École française des attachés de presse à Paris, c’est une école privée et payante et j’ai du prendre des petits boulots  pour mes études. et je ne le regrette pas tant ce fut une expérience extraordinaire.

J’ai fait mon service militaire à 24 ans.  Près de 2 ans sur la base navale de Toulon au poste d’attaché de presse du Cabinet. j’ai collaboré à la page hebdomadaire du ”Méridional de France”. Toutes les semaines, j’allais à Marseille et travaillais avec les ouvriers du livre pour le bouclage et l’impression. Une fois le service terminé, j’ai voulu faire de la publicité pour manipuler les mots et les concepts. J’ai jouer au touche à tout. animation, relations presse, gérer des voyages d’entreprises, encadrement et j’ai fini par être associé dans un studio de création. Je me suis marié en 1972 et nous avons eu deux filles. en 1985, mon épouse Décède dans un accident de voiture.

Comment Carré de trèfles est-il né ?

C »est treize ans plus tard, au volant de ma voiture, près de Châteauneuf-Val-de-Bargis où j’avais acheté une très vieille maison en pierre du pays. je devais livrer mes derniers projets publicitaires à Paris. L’hiver avait été très rude et Pâques devait être plus clément. Je me suis senti envahi d’un sentiment de bien-être et de plénitude que je voulais transmettre, et  l’idée d’un symbole m’est venue et ce serait le trèfle à quatre feuilles. Je voulais faire passer des messages, dire des choses avec quatre petites feuilles de bonheur. Le projet est séduisant, mais comment et où trouver le précieux végétal quadrifolié, sachant qu’en moyenne on dénombre un trèfle à quatre feuilles toutes les 10.000 plantes ? Je ne voulais pas de contrefaçons comme ces Oxalis deppei qui se parent à tous les coups de quatre feuilles et ressemblent a s’y méprendre à du trèfle… alors qu’elles sont du genre Trifolium. « C’est la rareté du trèfle à quatre feuilles qui fait toute sa richesse.

Ma fille Valentine et de sa cousine m’ont déniché l’inimaginable en la personne d’une scientifique, chargée par l’INRA de multiplier les trèfles à quatre feuilles. Claire Mousset-Décla travaillant au département Génétique et amélioration des plantes à Dijon, à opéré sur la sélection naturelle des trèfle pour obtenir des variétés pour nourrir les animaux : rendement, résistance aux maladies, forte teneur en sucre… Et bien sûr qui dit une feuille en plus dit plus à manger pour les animaux. J’arrivais à point nommé. Nous étions en 1998 et l’Inra s’apprêtait à cédé, sous licence exclusive, 450 de ces pots miraculeux à qui se chargera de les préserver et de les reproduire par bouturage dans un lieu tenu secret. Ses conditions : Ni graine, ni pied ne doivent être commercialisés ».

je me suis tout de suite mis sur les rangs et j’ai créé la société Carré de Trèfles. Une autre société était intéressée, L’INRA envisage un temps une cogérance, mais les ambitions marketing de la deuxième entreprise sont aux antipodes des miennes. Mais finalement elle m’a laissé le champ libre. Aujourd’hui je possède 850 pots où poussent préférentiellement le précieux trèfle à quatre feuilles, « mais pas systématiquement.Certains d’entre eux n’en produisent aucun ». La récolte et la mise en herbier sont assurées par un couple d’agriculteurs à la retraite, basé dans la Nièvre. Ma société commercialise le porte-bonheur encadré, noyé dans des bulles de résine, en porte-clés, en bijou… 15 à 20 000 feuilles sont vendues chaque année, dont 30 % à l’export, pour un chiffre d’affaires annuel de 80.000 à 120.000 euros. Mes plus belles commandes on été passées par la chaîne de télé-shopping japonaise Jupiter Shop Channel qui couvre 29 millions de foyers.
Le Carré de trèfles
Chamery,
Châteauneuf-Val-de-Bargis
(Nièvre)
03-86-69-26-10

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2 réflexions sur “ Avec Patrick Guillouard ”

  • 15 décembre 2016 à 19 h 58 min
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    J’ai souvent traversé ce département sans savoir ce qu’il cachait. Merci à celui qui a pris le temps de m’y faire arrêter. Désormais, je ne prendrai l’autoroute que bien plus loin pour me balader dans ces recoins inconnus et pour y rencontrer des gens qui peuvent paraître ordinaires mais qui en fait sont extraordinaires…

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    • 22 février 2017 à 18 h 20 min
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      Merci Philippe pour vos encouragements. Nous allons faire de notre mieux pour vous faire découvrir tous les trésors cachés de nos belles régions de France. Mais nulle doute que vous avez peut-être des expériences à nous faire partager.

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